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Programme de stabilité belge

2011-2014

 

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Qualité des finances publiques

topic Lutte contre la fraude

La lutte contre la fraude est une lutte en faveur de la justice et d’une concurrence équitable. Une lutte soutenue contre la fraude fiscale et sociale constitue par ailleurs le meilleur remède contre les hausses de la fiscalité et des cotisations sociales. Lors des années écoulées, la lutte contre la fraude fut, plutôt qu’un poste équilibrateur, une approche effective assortie de recettes chiffrées.

Dans le cadre de l’accord de gouvernement, on a opté d’emblée pour une approche résolue en matière de lutte anti-fraude. Au cours de la législature précédente, un Secrétaire d’Etat à la Coordination de la lutte contre la fraude a été nommé pour la première fois. Afin de pouvoir réaliser cette mission de coordination, il peut faire appel à deux organes nouvellement créés depuis lors : le Collège et le Comité ministériel de lutte contre la fraude fiscale et sociale.

Le Collège est composé de hauts fonctionnaires des services sociaux, fiscaux, économiques, policiers et judiciaires associés à la lutte contre la fraude. La composition du Collège garantit de pouvoir s’appuyer sur l’expertise et la connaissance du terrain de l’élite de l’administration, de la police et de la justice.

Le deuxième organe est le Comité ministériel de lutte contre la fraude fiscale et sociale. Celui-ci se compose du Premier Ministre, du Secrétaire d’Etat et des membres du gouvernement qui, de part leurs compétences, sont associés à la lutte contre la fraude. Il est et il reste du devoir de tout ministre de s’attaquer à la fraude dans son domaine de compétence.

Au cours des deux premières années de fonctionnement, le Collège a établi à chaque fois un plan d’action, celui-ci comportant plus de 100 projets et points d’action. Ces plans partent d’un échange de données comme condition de base centrale pour mener une lutte efficace contre la fraude. Les points d’action couvrent l’ensemble de la chaîne de la lutte anti-fraude. Ils vont d’une meilleure prévention et détection à une politique plus efficace en matière de poursuite et de sanction en passant par un renforcement des contrôles.

Chaque plan d’action vise à un engagement maximal des acteurs concernés et, si nécessaire, à une adaptation des structures existantes. Tout cela est donc réalisé sans créer de nouvelles institutions. Outre ces plans d’action, d’autres projets spécifiques ont été lancés, dans le cadre de groupes de travail thématiques ou non.

On a ainsi donné exécution à diverses recommandations de la commission d’enquête parlementaire sur les grands dossiers de fraude fiscale à travers la création d’un groupe de travail d’experts composé de membres de la justice, du fisc et de la police.

Récemment, le Parlement a approuvé des propositions de loi relatives au secret bancaire et à la transaction judiciaire. Celles-ci permettent tant au fisc qu’à la justice d’agir avec fermeté contre les formes graves de fraude fiscale.

Le gouvernement démissionnaire s’était engagé à réaliser, en termes structurels, d’ici la fin de la législature, 1 milliard EUR dans le cadre de la lutte contre la fraude. Les chiffres élaborés dans le cadre de la confection du budget 2011 montrent que cet objectif pourra être facilement atteint.

TABLEAU 29
Résultat lutte contre la fraude 2009-2011

En millions EUR 2009 2010 2011
Résultat lutte contre la fraude 422 621 1.006

Afin de pouvoir consolider, voire améliorer, ces résultats à l’avenir, une note de vision a été rédigée en collaboration avec les administrations fédérales. Ce texte se compose de 12 éléments pour la poursuite de la lutte anti-fraude, lesquels ont été approuvés par le Collège de lutte contre la fraude fiscale et sociale.

topic Bonne et efficace gouvernance

Depuis 2008, le gouvernement a consenti un effort particulier pour continuer à renforcer l’efficacité et l’efficience de l’administration fédérale. Le fait qu’au cours de la période 2008- 2018, 40 % des fonctionnaires fédéraux partiront à la retraite offre un cadre favorable à cet égard. A partir de 2008, les différentes entités de l’administration fédérale ont procédé à un remplacement sélectif des fonctionnaires partis à la retraite (ou ayant quitté l’administration pour d’autres raisons). Le tableau 30 donne l’évolution du nombre d’équivalents temps plein (ETP) de la fonction publique administrative fédérale et des Corps spéciaux.

TABLEAU 30(1)
Evolution de l'effectif au sein du pouvoir fédéral

En ETP 2008 2009 2010 2011 Evolution 2008-2011
    en ETP en %

Personnel niveau fédéral

141.728 138.767 137.079 133.972 -7.756 -5,47%

Source: http://www.Pdata.be

En 2009, le gouvernement a réalisé des économies de l’ordre de 60 millions EUR (0,91 %) sur les crédits de personnel à travers une politique de remplacements sélectifs et il a par ailleurs plafonné à 98 % l’utilisation des crédits de personnel prévus. En 2010, une économie de 0,7 % a été réalisée sur les crédits de personnel en plus d’une réduction supplémentaire de 100 millions EUR (± 1,55 %). Spécifiquement en ce qui concerne les institutions publiques de sécurité sociale, le gouvernement a réduit, en 2010, les moyens globaux de 10 millions EUR. En 2011, le gouvernement économisera à nouveau 0,7 % sur les crédits de personnel et le planning prévoit de poursuivre ce régime d’économies en 2012 et 2013.

L’effectif du personnel de l’administration fédérale a diminué de 5,47 % au cours de la période 2008-2011, une part importante de ce pourcentage étant due à la réduction des effectifs de l’armée. Les mesures prises ont abouti à une réduction de l’effectif sans pour autant compromettre la qualité du service à la société.


    (1) Fonction publique administrative fédérale: Services publics fédéraux (SPF), Services publics de programmation (SPP), Etablissements
    scientifiques (ES), Organismes d’intérêt public (OIP), Institutions publiques de sécurité sociale (IPSS) et Corps spéciaux : Armée, Ordre judiciaire,
    Conseil d’Etat, Police fédérale et Inspection des finances.»

 

Dernière modification : 12-07-2011
 

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